Chasser les serpents : un guide pragmatique

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Les serpents sont bons pour l’écosystème. Ils mangent des rats. Ils mangent des insectes. Ils sont un élément vital ? Bien sûr, techniquement. Mais personne ne les a invités à la fête dans la cour. Et si l’on possède des crocs qui comptent réellement pour la santé humaine, la peur n’est pas irrationnelle.

C’est comme ça. Vous voulez qu’ils sortent.

Il n’existe pas de formule magique unique. Cela prend des couches. Rendre la cour inhospitalière. Construisez des barrières. Scellez hermétiquement la maison. C’est un système de défense, pas un projet de décoration.

Tuez la zone de confort

Les serpents aiment l’eau. Évidemment. Ils en ont besoin pour survivre. Alors gardez la cour au sec. Pas d’étangs de jardin fantaisistes si vous détestez les serpents. Réparez le drainage. Redirigez ces gouttières loin de la fondation. L’eau stagnante fait pousser de l’herbe épaisse. L’herbe épaisse cache les serpents.

Coupez tout. Tondez la pelouse jusqu’à ce qu’elle soit chauve si nécessaire. Coupez les buissons. Coupez les branches basses qui touchent le revêtement. Les serpents détestent l’air libre. Ils préfèrent les ombres. Donnez-leur plutôt la lumière du soleil.

Et arrêtez de leur donner leurs sources de nourriture. Cela semble abstrait, mais ce n’est pas le cas. Les oiseaux mangent des graines ? Les graines pour oiseaux tombent. Les rats mangent les graines répandues. Les serpents mangent les rats.

Il ne s’agit pas de haine, mais de chaînes de la faim.

Nourrissez vos animaux à l’intérieur. Rangez les graines pour oiseaux. Ne laissez pas de friandises aux écureuils du quartier. Retirez le leurre, vous supprimez le chasseur.

Briser les cachettes

Les serpents adorent creuser. Ils aiment les endroits étroits et ombragés. Déplacez le tas de bois de chauffage. Loin. Pas contre le garage, à l’autre bout de la ville si vous pouvez l’aider. Brisez les tas de pierres. Remplissez ces grosses fissures entre les murs de maçonnerie avec du mortier.

Surveillez votre aménagement paysager. Des gros cailloux ? Ils sont superbes sur les photos des magazines. Ce sont des lits de bronzage parfaits pour les vipères. Dalles, rochers : les serpents adorent s’y prélasser lorsque le soleil est chaud. Évitez-les si l’alternative est la tranquillité d’esprit.

Le paillis est un autre piège. Il retient l’humidité. Cela sent la sécurité pour un reptile. Retirez-le. Laissez la saleté. Ou utilisez de la pierre de lave. Il a l’air stérile, reste sec et ne sent pas la maison d’un serpent.

Vérifiez la maison. Recherchez des fissures dans les fondations. Vérifiez la solive de jante. Remplissez-les de patch de béton. Aucune fissure ne signifie aucune entrée. Mathématiques simples.

Construisez un mur de fils

Si la cour elle-même ne suffit pas, construisez une clôture. Mais pas une clôture de jardin.

Utilisez un chiffon métallique d’un quart de pouce. Enterrez-le à six pouces de profondeur. Il est planté tous les six pieds. Faites-en quarante-huit pouces de haut. Inclinez-le de trente degrés vers l’extérieur, comme un bol inversé. Si un serpent grimpe, il glisse. Superposez les coutures de quelques centimètres. Les lacunes sont des défaites.

Les pierres de lave fonctionnent ici aussi, mais de manière moins fiable. Dispersez un lit de pierres pointues autour de la maison. Les serpents ont tendance à éviter les terrains accidentés. Ce n’est pas un mur, mais c’est une nuisance. Et les serpents, comme nous, préfèrent le confort.

Le dernier recours : bâtons et pièges

Alors ils sont entrés quand même. A l’intérieur de la maison ? Mauvais moment.

Les pièges à colle sont laids mais efficaces. Placez-les dans les coins, le long des plinthes. Lorsqu’un serpent reste coincé, il ne peut pas bouger.

Vous avez désormais un choix moral. Le tuer ? Ou le déplacer ? Si vous voulez être un gentil propriétaire, emmenez tout le piège dehors. Allez dans un endroit sauvage, loin de votre allée. Versez de l’huile végétale sur la colle. L’huile brise l’adhérence. Le serpent se tortille librement.

Bonne chance pour les faire sortir une fois qu’ils sont dedans

Les garder à l’écart est le travail. Les faire sortir ? Beaucoup plus dur. La prévention vaut mieux que la réparation. Toujours.

Une fois dans l’herbe, vous combattez la nature. Les pièges sont votre meilleur pari. La suppression manuelle est destinée aux experts qui possèdent des licences et disposent de plus de temps que vous.

Pourquoi attendre une bouchée ? Fermez simplement les portes. Littéralement.

Et si vous entendiez ce sifflement avant de le voir ? Vous auriez peut-être dû vérifier les fondations au printemps dernier.