Pourquoi votre cheminée traditionnelle rafraîchit votre maison

4

Allumer un feu dans votre salon est un problème à résoudre en deux étapes. Vous avez besoin de chaleur. Mais vous devez également vous assurer que la maison ne brûle pas et que la fumée reste hors de votre visage. Une cheminée gère les deux. Il utilise des matériaux non combustibles (brique, pierre, métal ou carrelage) et évacue les gaz par une cheminée.

Le vrai travail se fait via le brouillon. Pensez à une montgolfière. L’air chaud monte. Un incendie crée une colonne de gaz chauffé dans la cheminée. Cet air ascendant extrait davantage de gaz chauds du feu situé derrière lui. Ce courant d’air est un flux constant de fumée montant.

Le courant d’air fait plus que déplacer la fumée. Le feu a besoin d’oxygène. Lorsque les gaz chauds s’échappent par la cheminée, ils aspirent de l’air frais dans la pile de combustible. Sans cette traction, le feu s’étouffe.

Le piège de l’efficacité

La chaleur se déplace de trois manières. La conduction se produit lorsque des objets chauds touchent des objets froids. La convection se produit lorsque des fluides ou des gaz circulent. Le rayonnement se propage sous forme d’ondes électromagnétiques.

Les cheminées traditionnelles dépendent du rayonnement. Les flammes et les charbons émettent des rayons. Ces rayons frappent votre peau ou vos meubles. Les molécules accélèrent. Vous avez chaud.

La convection gâche la fête ici. La majeure partie de la chaleur dégagée par un incendie est emprisonnée dans les gaz chauds. La convection envoie ce gaz directement dans la cheminée. Déchets.

Pire encore, le courant d’air aspire l’air ambiant dans le feu. Il en faut. Mais il peut aspirer quatre à dix fois ce qui est nécessaire à la combustion. Cet air chaud intérieur est éjecté à l’extérieur. Votre pièce baisse de température. Plus il fait froid dehors, plus l’air entrant dans le système est froid. L’efficacité s’effondre.

Parfois, les pertes par convection dépassent les gains radiatifs. Une cheminée traditionnelle peut réellement rafraîchir une pièce lorsque vous êtes assis devant elle.

Le correctif de Rumford

Benjamin Thompson, connu sous le nom de comte Rumford, a été témoin des dégâts dans les années 1790. Les cheminées traditionnelles étaient des boîtes carrées et profondes. La majeure partie de cet espace intérieur n’a rien fait.

Rumford a changé la géométrie. Il rétrécit l’ouverture. Il a augmenté la hauteur. Il a incliné le dossier et les côtés vers l’intérieur. Il a également rétréci la gorge là où la fumée pénètre dans la cheminée.

Le résultat ? Meilleur brouillon. Moins de déversement de fumée. Plus de chaleur rayonnée dans la pièce. Thomas Jefferson a installé ces conceptions à Monticello. Les principes sont restés. Ils restent standards pour une raison.

Faire fonctionner la bête

Vous avez la mécanique en panne. Vous devez maintenant gérer la brûlure.

Commencez avec du bois sec. Les bois durs chevronnés comme le chêne ou le caryer brûlent plus chaud et plus proprement que les bois tendres. Le bois vert crée de la créosote. La créosote s’accumule dans la cheminée. Cela provoque des feux de cheminée.

Ouvrez complètement le registre avant d’allumer. Vous avez besoin d’un débit d’air maximal. Utilisez du petit bois sec et du papier. Allumez le feu petit au départ. Laissez-le établir une base solide.

Une fois que les bûches principales brûlent, ajustez l’entrée d’air. Trop d’air ? Le feu brûle trop vite. Vous perdez de la chaleur par la cheminée. Trop peu ? Le feu s’éteint. La fumée remonte dans la pièce.

Gardez la porte vitrée propre. L’accumulation de suie bloque les radiations. Utilisez un nettoyant pour vitres de cheminée spécifique. N’utilisez pas Windex. Il laisse des résidus qui troublent définitivement le verre.

Surveillez la cheminée. Si vous voyez une couche épaisse et brillante de dépôt noir, planifiez un balayage. Le ménage annuel n’est pas négociable. Un conduit de fumée bouché est un piège mortel. Du monoxyde de carbone s’infiltre dans votre maison. C’est inodore. Il tue en silence.

Alternatives modernes

Si l’inefficacité des courants d’air d’un foyer ouvert vous rend fou, vous avez le choix.

Insertions. Vous pouvez déposer un insert en acier ou en fonte dans un foyer en maçonnerie existant. Cela scelle mieux la pièce. Il reflète la chaleur dans l’espace plutôt que de la perdre dans la gorge. L’efficacité passe de moins de 10 % à plus de 70 %.

Poêles. Les poêles à bois autoportants offrent un contrôle encore meilleur. Vous réglez l’entrée d’air avec des cadrans et des leviers. Vous chargez du carburant dans une caisse confinée. La chaleur rayonne vers l’extérieur dans toutes les directions.

Bûches de gaz. Combustion propre. Allumage instantané. Pas de cendre. Pas de coupe de bois. Tournez simplement un bouton. Ils imitent l’apparence des feux de bois sans le désordre ni les courants d’air.

Unités électriques. Aucune ventilation requise. Branchez sur une prise standard. Chauffage via serpentins ou infrarouge. Coffre-fort pour les appartements. Zéro émission.

Le choix dépend de votre budget, de l’aménagement de votre maison et de la valeur que vous accordez à l’authenticité par rapport à l’efficacité.

L’essentiel

Une cheminée traditionnelle est une idée romantique. Il s’agit souvent d’une défaillance thermodynamique. Il dégage de la chaleur, oui. Mais il aspire également l’air chaud de votre maison.

Si vous le conservez, traitez-le avec respect. Entretenez la cheminée. Utilisez du bois séché. Gérez le flux d’air.

Si vous recherchez de l’efficacité, optez pour des inserts ou des poêles modernes. Ils conservent l’esthétique sans le malus thermique.

Chauffez votre maison. Ne laissez pas votre foyer chauffer l’atmosphère.